Bulletin de Noël /Nouvel an

                           Bulletin de la semaine de Noel (dépouillement de la presse locale)

-Aura-t-on des panneaux indicateurs portant les noms des communes en langue savoyarde ? Comme cela se pratique déjà en Bretagne, en Corse ou en Alsace, une commune (au moins), Arvillaz, l’a fait en plaçant 4 panneaux indiquant en sous-titre le nom en savoyard « Arvilla ». De nombreux élus y seraient favorables car ça permettrait de mettre en valeur le patrimoine local et il y aurait un effet bénéfique sur le développement du tourisme. Il y a cependant deux difficultés principales : comment doit-on écrire les noms et surtout comment les prononcer. En effet, il y a dans la langue savoyarde des prononciations qui n’existent pas en français, comme le « ouaï » (oui) qui se prononce comme le « why » anglais  et le ch, par exemple dans « challande » (Noël), qui se prononce comme le th anglais (dans « think) ». Il y a aussi l’accent tonique qui ne se place pas systématiquement sur la dernière syllabe des mots comme en français (sauf, bien sûr, quand les mots se terminent par un e muet). C’est ce problème d’accent tonique qui permet de percer le mystère de tous ces mots savoyards se terminant par z. La commune d’Habère-Poche a aussi décidé de le faire. Cela n’est pas étonnant car son maire est un ardant défenseur de la langue savoyarde et qu’il l’enseigne à des scolaires.

-Chamonix et l’alpinisme La commune de Chamonix organisera en 2015, de juin à octobre, de nombreuses manifestations pour commémorer l’année 1865 qui connut une exceptionnelle activité chez les alpinistes. En effet, cette année-là, 63 alpinistes et 53 guides ont réalisé 65 premières ascensions remarquables avec la conquête de la plupart des 4000 mètres des Alpes en France, Suisse, Italie et Autriche.

-Chamonix désignée « Villes des Alpes 2015 » Ce label, attribué par un jury international, récompense la politique de développement durable. Il devrait permettre à la ville d’être davantage connue ou reconnue au plan international.

-Désenclavement ferroviaire du Chablais, liaisons avec Genève (projet CEVA) Lors de sa réunion du 18 décembre, le SIAC a voté un crédit de 4,370 millions d’euros pour sa participation au CEVA, dont le coût total du projet s’élève à 216 millions. La rénovation des gares entre Annemasse et Evian est prévue dans le contrat Etat-Région-Département. Lorsque les travaux seront achevés, en principe en 2019, un train toutes les 30 minutes permettra de relier Evian à Cornavin. Ainsi, un voyageur partant d’Evian pourrait rejoindre Londres en 3 heures environ. CEVA : Cornavin-Eaux Vives-Annemasse   Pour mieux connaitre le détail du projet, voir le site http://www.ceva.ch/geneve/fr/bienvenue.html SIAC : Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais

-Nuisances causées par l’aéroport de Genève Lors de son assemblée générale annuelle du 22 novembre dernier, l’association française des riverains de l’aéroport de Genève a fait le point de son combat pour obtenir une réduction des nuisances sonores et de la pollution apportées par les avions qui les survolent. Selon cette association, il suffirait de modifier le vol des avions en passant davantage au dessus du lac et moins au dessus des terres qui sont maintenant fortement urbanisées. Les autorités suisses résistant depuis des années, le litige a été porté devant le tribunal administratif fédéral suisse qui devrait se prononcer prochainement.

PS : Par délégation du Gouvernement français, les Autorités suisses gèrent l’espace aérien situé en France pour leur permettre de maitriser l’ensemble de l’approche vers l’aéroport.

-Les femmes et la politique au Pays d’Evian Pour mieux s’informer et se former, les femmes ayant été candidates aux dernières élections communales de la Communauté de communes d’Evian ont décidé de se grouper et ceci quelles que soient leurs opinions politiques. Elles ont tenu leur première réunion le 13 novembre dernier.

-La route du plat de Saint-Cergues a été ouverte le 24 novembre 2014. La portion de 7 km a nécessité deux ans de travail pour refaire entièrement la route D1206 entre Annemasse et Machilly. Cette portion de route constitue une partie du désenclavement du Chablais. Elle est gratuite, ce qui ne devrait pas être le cas du tronçon suivant entre Machilly et Thonon (toujours au stade de projet). Vacances de Noël/Nouvel an C’est une période très importante pour l’économie des stations de montagne. Cette année a été beaucoup marquée par le temps qu’il a fait : -semaine de Noël : beau temps mais pas de neige, sauf en haute altitude -semaine du nouvel an : beaucoup de neige et très beau temps

Quant au chassé-croisé des automobiles le samedi, il a été particulièrement difficile le 27 décembre, tant par le grand nombre de voitures que par l’importance des chute de neiges et les embouteillages créés par des véhicules non ou mal équipés. En Savoie, des milliers de personnes n’ont pu parvenir aux stations. Beaucoup ont été hébergées dans des gymnases dans des conditions plus ou moins bonnes. A noter que la météo avait parfaitement annoncé l’importance des chutes de neige et l’heure de leur arrivée.

-Noël d’antan en Savoie

La fête de Noël est passée, mais les sapins sont encore décorés, les guirlandes en place, chacun a eu ses cadeaux, les grands comme les petits. C’est les vacances pour beaucoup, une bonne neige est tombée en abondance, le soleil est magnifique …..

Et bien, nos ancêtres n’ont pas connu ces fêtes qui ne se sont généralisées qu’au cours des cinquante dernières années, du moins chez les paysans de nos montagnes savoyardes.

D’abord, nos ancêtres ne disaient pas Noël mais « challande ». Challande, c’était surtout la messe de minuit à laquelle il fallait aller, souvent « en chalant » la neige. Mais au retour, il y avait la récompense : des rissoles. Parfois pour les enfants sages, il y avait une surprise apportée par le père Challande pendant la messe de minuit, mais ce n’était souvent que quelques friandises ou une orange ou clémentine. Quant à la buche de Noël, certes elle existait déjà mais c’était simplement une grande buche qui permettait de maintenir le feu jusqu’au retour de la messe de minuit. Pour ce qui est du jour de Noël : pas de dinde, évidemment, mais le repas simple des dimanches, avec des rissoles s’il en restait.

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